Tous les articles par Yanis

Sur les traces de Massilia…

« Il y a de l’or en barre, du bronze et de l’argent, l’écho d’une guitare, des fontaines d’Orient, On y va promener, sous la vieille sono,
elle joue parfois Bob Marley, il fait toujours beau. Tu verrais la joncaille, les perles et les diamants, des sourires en pagaille, un peu tous les accents(…) ». Ces paroles sont issues d’une chanson du groupe marseillais Massilia Sound System. Et qui mieux que ces artistes pourrait décrire cette cité millénaire. Leurs textes sont un hommage permanent à cette ville unique au monde.

Fondée par les grecs, la ville de Marseille a toujours été source de convoitise. Rasée par les légions de César en représailles au soutien sans faille pour Pompée, attaquée maintes fois au cours de son histoire, elle est à l’avant-garde pendant la Révolution Française. Le chant de ralliement des colonnes de sans culottes qui montaient sur Paris reste d’ailleurs encore aujourd’hui l’hymne national français.

Porte ouverte sur le bassin méditerranéen, Marseille ne ressemble à aucune ville française. Elle est unique en fait. Riche de sa diversité, Marseille offre un panorama surprenant au visiteur qui sait l’apprivoiser. Car il faut l’apprivoiser, il faut y revenir encore et encore pour apprécier Marseille. La plupart des millions de touristes qui lui rendent visite chaque année ne voient d’elle que ce qu’elle accepte de livrer au premier regard. Et ce premier regard peut être surprenant voire relativement décevant. Marseille nous accueille par ses fameux quartiers nord. Berceau du rap français, ces barres de béton défigurent le paysage. Le Vieux Port et la Canebière, si célèbres, n’auraient que peu d’intérêt s’ils n’étaient pas surplombés majestueusement par la cathédrale Notre Dame de la Garde, l’une des plus belle de France. Le visiteur qui s’en tient à ces lieux où se concentrent la majeure partie des touristes ne va garder qu’un souvenir un peu amer de cette ville qu’on lui a décrit tant de fois comme merveilleuse. Il risque même de ne voir que les mauvais cotés de cette ville et de ne plus vouloir y remettre les pieds. Ce serait une erreur.

En effet, c’est au visiteur qui saura dépasser cette première impression que s’offre la merveilleuse cité phocéenne. Chaque quartier est un voyage en lui même. Le quartier du panier, sans doute l’un des plus célèbres, vous plonge dans un village perché, typiquement provençal. Il est agréable de se perdre dans ses ruelles étroites et relativement calmes. En face, la vue depuis Notre Dame de La Garde mérite amplement les efforts fournis pour y arriver. Ces deux quartiers entourent le Vieux Port.

Après avoir flâné dans le panier, transpiré pour remonter de l’autre coté, il est temps de s’immerger plus loin dans le centre ville et de goûter à une autre facette de Marseille. En remontant la Canebière. entre le Cours Saint Louis et le Cours Julien, le centre ville change de visage et on se retrouve plongé, le temps de quelques rues, à Alger, Tunis ou Marrakech… C’est ça la vraie magie de Marseille, cette ville a le pouvoir de vous faire voyager simplement en changeant de rue. Plus rapidement que le quai 9 3/4 dans les histoires d’un jeune et célèbre sorcier à lunettes!

Marseille a énormément à offrir mais il faut prendre le temps de se familiariser avec elle. Commencez votre séjour par le remarquable musée d’histoire, proche du Vieux Port. Ce musée à la muséographie innovante vous permettra de remonter le temps et de comprendre de quoi cette ville est faite. Marseille fait partie de ces ville qui portent l’histoire en elle. Elle porte aussi en elle l’identité du bassin méditerranéen. Après le musée d’histoire, un tour au MUCEM s’impose. Ce gigantesque complexe muséographique est un hommage à l’identité du bassin méditerranéen et met en exergue les spécificités propres à cette zone géographique au regard de différents éléments (cultures agricoles, activités…). Passionnant!

Impossible de parler de Marseille sans citer les calanques, ces fjords du sud, coincés entre des falaises impressionnantes. Et la réalité est à la hauteur de la légende. Chaque calanque est différente mais toutes méritent le détour. L’un des endroits les plus connus et appréciés des Marseillais eux mêmes est le quartier des Goudes. Tout au bout de la route carrossable, se trouve l’une des calanques les plus mythiques de Marseille. Elle abrite un petit port de pêche encore en activité et est le point de départ d’un sentier extraordinaire. Attention tout de même, la promenade au delà du port est déconseillée aux personnes sujettes au vertige! La circulation y est très compliquée en été, il vaut mieux y aller tôt mais le jeu en vaut la chandelle!

 Restaurant La Goulette

On y mange l’un des meilleures couscous de Marseille. A quelques encablures du Vieux Port, proche du cours Saint Louis, une adresse à ne pas manquer. Rapport qualité/prix impeccable!

Plus d’infos

Voyage à la Belle Epoque en Egypte…

L’Egypte a toujours été une destination touristique de premier lieu, et ceci dès le milieu du 19ème siècle.

Depuis l’expédition napoléonienne et le déchiffrage de la tablette de Rosette par Champollion, l’égyptologie est devenue la coqueluche de  nombreux aventuriers. Se sont joints à eux plusieurs aristocrates anglais, notamment, désœuvrés et à la recherche de notoriété. De la fin du 19ème siècle à la première guerre mondiale, l’archéologie en Egypte a connu ses heures de gloire. Des pyramides à la Vallée des Rois, les découvertes se sont succédé à un rythme effréné, sur fond de malédictions et de superstitions populaires. Cela faisait frémir dans les salons et il était de bon ton de se soigner avec de la poudre de momie tout en contemplant telle ou telle statuette provenant de la tombe d’un illustre pharaon ou d’une reine égyptienne. L’égyptologie était à la mode et l’Egypte fit vite partie du « Grand Tour », ce voyage initiatique que tout jeune aristocrate anglais qui se respecte se devait d’avoir effectué avant son entrée dans le monde.

Puis l’Egypte devint une colonie anglaise et les voyages furent facilités. On prenait l’habitude, entre une cure à Vichy et un séjour sur la Côte d’Azur, de venir passer une partie de l’hiver au chaud dans un des nombreux palaces égyptiens de l’époque. On y séjournait plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour certains. L’Egypte a conservé, et a remarquablement mis en valeur cet héritage. Plusieurs de ces anciens hôtels de légende sont encore ouverts aujourd’hui. Bien sûr, le tarif y est relativement élevé si l’on se réfère au coût de la vie du pays en général. Pourtant, pour des hôtels 5 étoiles, véritables palaces au service digne d’un grand hôtel de l’arc lémanique, le prix des chambres reste très abordable. Et il est tellement plus agréable de visiter ce pays merveilleux et ses monuments plusieurs fois millénaires en séjournant dans l’ambiance chargée d’histoire de ces hôtels historiques que dans des hôtels de luxe du genre Hilton plus impersonnels les uns que les autres.

Commençons notre périple, logiquement, au Caire. Situé au pied des pyramides, le Mena House est une légende vivante. Construit en 1869, il s’agissait au départ d’un palais dans lequel le Khedive Ismail venait se reposer. Après la construction de la route des pyramides, réalisée spécialement pour la venue de l’impératrice Eugénie, ce palais prit de l’importance. Il trouve sa vocation actuelle en 1883 en devenant le Mena House Hotel. Depuis, il n’a cessé d’accueillir des hôtes plus ou moins illustres. Le bâtiment en lui-même est un chef d’œuvre. Entouré par un parc de plus de 16 hectares, au pied des pyramides, il constitue un havre de paix et de verdure au milieu de l’une des villes les plus peuplées du monde. Idéal pour se reposer d’une journée fatigante à arpenter les rues animées du vieux Caire. Le Caire est une ville tentaculaire, qui a tellement à offrir que j’y consacrerai d’autres articles. Impossible de résumer en si peu de lignes une ville dans laquelle l’histoire côtoie le présent dans chaque pierre de chaque bâtiment, dans laquelle le luxe côtoie une pauvreté et une détresse extrêmes, une ville qui ne dort jamais mais qui permet à celui qui s’y laisse emporter de vivre un rêve éveillé. Le Mena House est donc le premier palace à expérimenter. L’ambiance y est calme, et permet une transition en douceur entre l’Europe et le Moyen Orient dont l’Egypte est la porte d’entrée.

Après quelques jours au Caire, suivons les traces des premiers touristes et descendons vers le sud. Première étape, Louxor. Cette ville de la Haute Egypte est mondialement connue car elle abrite les tombes de la Vallée des Rois notamment, et le temple de Karnak. Peu de noms sont aussi évocateurs de rêves que ceux-ci… C’est aussi à Louxor que se trouve Deir el Bahari, le temple de la reine Hatchepsout. Pour ce qui est des lieux incontournables, ne ratez pas Deir el Medina. Peu connu, ce lieu est pourtant parmi les plus intéressants de la région. Il s’agit du village des artisans (la Place de vérité pour ceux qui ont lu Christian Jacq) qui travaillèrent dans les tombes de la Vallée des Rois et des Reines. Le village est encore très bien conservé et entouré par des tombes, celles des artisans, avec des peintures absolument remarquables. Louxor possède aussi un des hôtels les plus mythiques d’Egypte, le Winter Palace. Exploité par Sofitel actuellement, cet hôtel est un véritable bijou d’archéologie touristique. Dès les marches de l’escalier d’entrée, nous changeons d’époque. Construit en 1886 sur les berges du Nil, à 100 mètres du temple de Louxor, le Winter Palace a conservé l’ambiance Belle Epoque. Du portier en livrée aux fumoirs estampillés « Tenue correcte exigée », en passant par un luxuriant jardin tropical, tout est réuni pour vous dépayser complètement. Le service y est luxueux, c’est tout de même un 5 étoiles… Quant au prix, il correspond aux standards locaux. Pour dormir dans la chambre du roi Farouk ou dans celle d’Howard Carter, ce n’est vraiment pas cher !

Ces deux hôtels ne sont pas les seuls. Alexandrie et Assouan possèdent aussi de magnifiques hôtels historiques. Séjourner dans ces hôtels historiques permet de découvrir l’Egypte d’une autre manière, permet même de visiter une autre Egypte.  On est bien en Egypte, pas l’Egypte populaire telle qu’on peut la voir au quotidien, mais une Egypte qui n’existe plus que dans ces rares lieux, une Egypte qui vit dans le passé, dans la nostalgie d’une époque qui pour la plupart des égyptiens était plus raffinée, moins dure que l’époque actuelle.

Mena House Hotel

Construit à la fin du 19ème siècle, un exemple de raffinement et de calme en face des pyramides. A ne pas rater pour un séjour au Caire.

Plus d’infos

Sofitel Winter Palace

Un charme extraordinaire, une plongée dans le 19ème siècle. Un accueil formidable et un décor à couper le souffle. Ajoutez à cela le jardin tropical, le temple de Louxor à 100m et la gentillesse du personnel, vous serez proche de la perfection.

Plus d’infos

Fluctuat Nec Mergitur

Paris… Lorsque l’on évoque Paris, certains s’émerveillent, d’autres en rêvent. Nombreuses aussi sont les réactions négatives, un rejet presque viscéral…. Mais rares sont ceux que cette ville laissent indifférents. Paris fascine, de par son histoire, sa richesse architecturale, son actualité…

Pour connaître Paris, il faut d’abord la comprendre. Paris, c’est plusieurs millions d’habitants aujourd’hui mais c’est aussi l’un des premiers lieu de sédentarité pendant la préhistoire. C’est une ville qui n’a jamais cessé d’exister, de s’agrandir. Ville royale, elle est, depuis que la France existe, le lieu du pouvoir, de la toute puissance centralisée. C’est un lieu de rayonnement vers la province, ce reste de la France que les parisiens regardent toujours de haut, avec cette arrogance et ce sentiment de supériorité si caractéristique.

Découvrir Paris demande des efforts. Bien sûr, les monuments prestigieux ne manquent pas et, des boutiques de luxe des Champs Elysées à la Tour Effeil, les touristes internationaux s’en donnent à coeur joie, autour des vendeurs de perches à selfie. Evidemment, si vous n’avez jamais vu ce monstre de fer en vrai, si vous n’avez jamais descendu les Champs le soir venu, alors ne vous en privez pas…Un bon moyen de se faire une idée de la ville et de son étendue reste l’observatoire de la Tour Montparnasse. Le prix du billet reste cher mais si vous avez la chance de passer entre deux cars de touristes, la vue est impressionnante et mérite la cinquantaine d’étages à gravir (en ascenseur bien sûr).

Au coeur de Paris, profitez de la visite de Notre Dame, sur l’ile de la Cité, pour vous échapper quelques heures autour de l’île Saint Louis. C’est ici que Paris est née et c’est ici qu’une partie de son âme vit. Non loin du quartier latin, de la Sorbonne, de la fontaine Saint Michel, ce quartier, qui abrite l’une des plus vieilles universités de France, est le quartier étudiant le plus emblématique du pays. Perdez vous dans ses ruelles, de préférence le soir venu pour sentir l’ambiance particulière du lieu.

Paris c’est aussi bien sûr une multitude de musées, d’expositions et de lieux culturels. Le Louvre, qui abrite entre autre une aile consacrée à l’Egypte antique justifiant largement à elle seule une journée complète de visite, et le Musée d’Orsay, avec sa pinacothèque remarquable, sont les musées les plus visités. Mais d’autres valent aussi le détour. Parmi eux, le musée du Quai Branly, musée d’ethnographie ouvert sous l’impulsion de Chirac, alors chef de l’Etat. Immense livre ouvert sur tous les peuples des cinq continents, leurs coutumes, leurs traditions, leurs modes de vie…, ce musée abrite aussi un conservatoire des langues qui recense toutes les langues, vivantes et mortes, parlées par l’humanité. Etonnant et passionnant.

Paris c’est la ville merveilleusement décrite par Woody Allen dans  » Minuit à Paris ». La Belle Epoque est présente à tous les coins de rue, on la sent sur les Grands Boulevards, à l’opéra… Il est facile d’imaginer, le soir venu, sur les quais de Seine ou ailleurs, les silhouettes d’un couple, la femme avec son ombrelle et le mari avec son chapeau haut de forme, hélant un fiacre pour se rendre à l’Exposition Universelle y admirer les mises en scènes dont le Tout Paris parle dans les salons. En fermant les yeux, on s’y croirait presque, passant de l’Exposition Universelle aux salons de Gertrude Stein où Hemingway rencontra Picasso au début des années 20. Un dernier effort, un dernier coin de rue, nous voici à Montmartre, fermons les yeux encore et écoutons Boris Vian chanter sa haine du bruit des bottes en pleine guerre d’Algerie. Paris a inspiré tellement d’artistes au cours de son histoire qu’il est impossible de tous les retenir. Peintres, poètes, musiciens, tous ont été fascinés par cette ville hors normes. Elle porte encore en elle leurs traces, leurs souffrances et leur génie.

Paris est aussi une ville au rayonnement international. Capitale de la francophonie, elle a parfois du mal a oublier son passé colonialiste et prend son rôle de capitale d’un pays au pouvoir centralisé très à coeur. Ne vous méprenez pas, le manque d’amabilité des serveurs ou des chauffeurs de taxi parisiens n’est pas une légende… Mais Paris serait elle Paris sans ses travers? Ce sont dans ses imperfections que l’on retrouve sa beauté et son charme. Malgré, ou en fait, grâce, à ses imperfections, Paris est une ville ou la beauté est partout pour celui qui sait se laisser charmer.

Appartements Alkyoni – Agios Nikolaos- Stoupa

Appartements Alkyoni

Situés à Agios Nikolaos, un charmant port de pêche au Nord est du Magne, ces appartements, gérés par la famille Valavinis, offrent des duplex tout équipés avec balcons face à la mer, un patio et un garage couvert. Une vue à couper le souffle, des propriétaires charmants qui vous accueillent avec des produits de leur oliveraie et un appartement charmant et remarquablement propre et équipé…Que demander de plus pour un séjour de rêve?

Entre 60 et 100 euros selon la saison.

Plus d’informations

Taverna Akrogiali- Stoupa (Grèce)

Situé à Stoupa, charmante station balnéaire à la plage de sable fin magnifique, ce restaurant familial est sans aucun doute le meilleur de la région. Des plats grecs parfaitement cuisinés, une carte variée et des prix très abordables (comptez une dizaine d’euro par personne). Ajoutez à cela un accueil impeccable et vous n’irez plus ailleurs.

Astuce: les propriétaires ont leur propre oliveraie. Leurs olives sont extraordinaires. Venez avec vos bocaux et demandez au restaurant de les remplir. Pour 4 euros le kilo, a ne pas rater.

Plus d’informations

Hotel Orizontes View- Katakolo (Grèce)

Hotel Orizontes View- Katakolo (Grèce)

Situé à 10 minutes de voiture de Pyrgos, dans le péloponèse, le petit port de Katakolo ne présente en lui même que peut d’intérêt. Sinon celui de s’animer le temps de l’escale d’un bateau de croisière qui déverse son flot de touristes avides de souvenirs et pressés de monter dans les cars à destination d’Olympie. Le phénomène est assez surprenant, les nombreuses boutiques de souvenir et autres commerces ouvrent donc leurs portes de façon relativement aléatoire.

Cela tombe bien, l’hôtel Orizontes view est à un kilomètre du port, sur une butte, une sorte de petite péninsule avec une vue extraordinaire quelle que soit l’orientation choisie pour la chambre. (Privilégiez quand même la vue sur la mer pour le coucher de soleil).

L’hôtel en lui même, sa proximité avec Olympie et les nombreuses curiosités à visiter et à admirer autour, vaut déja le détour. Ajoutez y une chambre superbe et confortable, un balcon duquel vous pourrez admirer un coucher de soleil grandiose, un petit déjeuner avec des produits locaux et maison de grande qualité et un accueil irréprochable, et vous avez un endroit à part pour quelques jours dans la région d’Olympie.

Le café de l’hôtel avec sa terrasse et sa vue sur le port est très agréable. Pour un coucher de soleil encore plus impressionnant, suivez la route non goudronnée qui continue après l’hôtel pendant 1 à 2 kilomètres. La vue se dégage et est d’une beauté à vous couper le souffle.

Entre 60 et 90 euros la double avec pdj selon la saison.

Plus d’informations

La péninsule du Magne- Un paradis à l’histoire mouvementée

Une nature sauvage et préservée, des paysages d’une beauté à couper le souffle, des villages byzantins classés au patrimoine européen, des tours à l’architecture unique, des villages de pécheurs  au charme fou…ne cherchez plus le paradis, il est en Grèce, dans l’extrème sud du Péloponèse.

Le Magne c’est la péninsule centrale du Péloponèse au sud de Kalamata, l’une des grandes villes de la région, mondialement connue pour ses olives. A part ses plages et ses olives, elle ne présente pas grand intérêt. Raison de plus pour poursuivre sa route vers le sud. La route, en lacets, s’enfonce dans les montagnes. Au fil des kilomètres, le paysage devient plus touffu, plus dur. La montée s’annonce grandiose. Puis, au bout de quelques kilomètres, la route finit de monter, le col approche et, une fois passés de l’autre coté tout change. Impossible de décrire la sensation qui vous saisit à la vue de cette mer incroyablement bleue, de ces falaises escarpées qui ne sont pas sans rappeler celles de la cote finistérienne, ces montagnes dont certains sommets sont encore enneigés. Déja, vous avez le pressentiment que cette région est différente, à part… et ce sentiment diffus, inexplicable ne va que se renforcer jusqu’à devenir une certitude.

Impossible de résumer le Magne en en seul article, on ne peut qu’essayer d’effleurer ses particularités. Ce territoire a connu une histoire des plus mouvementée. Très exposé, sur la route entre l’empire byzantin puis ottoman et la partie occidentale de la Méditerranée, ses habitants ont régulièrement dû subir les razzias, raids de pirates et autres invasions. Les falaises du littoral, truffées de grottes fortifiées, en portent d’ailleurs encore les blessures. Et quand les invasions ne venaient pas de l’exterieur, c’était des guerres entre les seigneurs locaux dont le passe temps favori était de conquérir la tour du voisin. Ces tours, complètement rectangulaires, sont d’ailleurs emblématiques de la région et servent de modèle pour les constructions modernes. On en trouve encore sur chaque piton rocheux, chaque promontoire…

C’est aussi d’ici, sur la place centrale d’Areopoli, le chef lieu de la région, qu’est partie la révolte contre l’occupant turc le 17 mars 1821. Depuis Areopoli, Petrobey, alors bey du Magne, dirigea ses troupes sur Kalamata et lança la guerre d’indépendance de la Grèce.

Le Magne porte encore en lui les marques de ce passé troublé, violent mais aujourd’hui apaisé et apaisant. C’est une terre dure, entre mer et montagne qui a forgé le caractère de ses habitants dont on peut sentir encore la fierté dans le regard. On y trouve aussi un grand sens de l’hospitalité et de l’accueil sans doute du à son ouverture sur la mer.

Le Magne est une terre magnétique, une fois qu’elle vous a attiré, difficile de s’en éloigner, impossible de l’oublier. C’est un territoire qui offre énormément à celui qui en franchit le seuil. Des villages côtiers, ports de pêches ou petites stations balnéaires (Stoupa, Kardamily, Agios nicholaos…) aux villages de montagne à l’architecture byzantine (Kastania..), en passant par les vestiges de l’antiquité grecque et les plages paradisiaques, ce ne sont pas les lieux à découvrir qui manquent.

Impossible de passer à côté des plages de sable fin ou des nombreuses criques moins fréquentées, plus intimes où l’impression d’être seul au monde est renforcée par cette mer à la couleur d’azur.  Les plages constituent une des richesses du Magne. De la plage de Stoupa avec ses cafés et ses transats à celles de Porto Kagio, au sud de la péninsule d’où il est fréquent d’apercevoir des dauphins, le littoral est parsemé d’espaces plus ou moins sauvages pour se baigner et profiter du soleil grec.

Les villages de montagne eux, proposent une atmosphère totalement différentes. Ils possèdent un patrimoine architectural extrêmement riche et bien préservé. Des églises byzantines aux tours rectangulaires en passant par les innombrables petites terrasses de café à l’ombre des figuiers, ils constituent des buts d’excursions uniques.

Au détour de tel ou tel sentier, le Magne possède aussi de nombreux vestiges archéologiques parmi lesquels l’oracle de Poséidon, situé à l’extrême sud de la péninsule.

Le Magne est aussi un paradis pour les randonneurs avec des sentiers côtiers ou de montagne balisés. Mais le Magne c’est surtout, et vous l’aurez compris, un endroit on se sent bien. Pour en profiter, il faut y rester quelques jours, l’apprivoiser. Y passer en excursion n’est pas suffisant, si vous comptez vous y rendre, prévoyez au moins 3 ou 4 jours car s’il n’est pas trop difficile de s’y rendre, en partir est une autre histoire !

Il est d’ailleurs impossible de tout référencer dans un seul article. Utilisez notre générateur d’envies pour  aller plus loin.

Appartements Alkyoni

Situés à Agios Nikolaos, un charmant port de pêche au Nord est du Magne, ces appartements, gérés par la famille Valavinis, offrent des duplex tout équipés avec balcons face à la mer, un patio et un garage couvert. Une vue à couper le souffle, des propriétaires charmants qui vous accueillent avec des produits de leur oliveraie et un appartement charmant et remarquablement propre et équipé…Que demander de plus pour un séjour de rêve?

Entre 60 et 100 euros selon la saison.

Plus d’informations

Taverna Akrogiali

Situé à Stoupa, charmante station balnéaire à la plage de sable fin magnifique, ce restaurant familial est sans aucun doute le meilleur de la région. Des plats grecs parfaitement cuisinés, une carte variée et des prix très abordables (comptez une dizaine d’euro par personne). Ajoutez à cela un accueil impeccable et vous n’irez plus ailleurs.

Astuce: les propriétaires ont leur propre oliveraie. Leurs olives sont extraordinaires. Venez avec vos bocaux et demandez au restaurant de les remplir. Pour 4 euros le kilo, a ne pas rater.

Plus d’informations

Escapade au chateau de Beauregard

Le chateau de Beauregard est situé à Niouc dans le Val d’Anniviers, une des plus belles vallées du Valais suisse.

Détruit au 15ème siècle lors d’une révolte paysanne, il n’en reste plus que des ruines. Toutefois, certains murs ont été restaurés et les vestiges sont bien visibles.

La citadelle de Beauregard était réputée pour être imprenable- réputation usurpée au vu son histoire- mais l’on comprend vite pourquoi lorsque l’on s’attaque à la montée. Ce n’est pas long depuis le village de Niouc mais ça grimpe dur!

Une fois en haut, pourtant, oubliés les efforts, la fatigue et les genoux qui rechignent! La vue est à couper le souffle. Une vue panoramique, à 360 degrés sur le Val d’Anniviers et la vallée du Rhône. Une merveille vous dis-je!

Le temps d’un apéritif bien mérité face qu coucher de soleil et il faut redescendre impérativement avant la nuit pour ne pas risquer de faire une mauvaise chute.

Plus d’informations